Faire ses premiers pas

Qu'est-ce que la mobilité durable ?

Une réflexion globale

La mobilité durable ne se limite pas à la question des transports : elle implique de réaliser son séjour en tenant compte des impacts environnementaux, économiques et sociaux

Un projet de mobilité durable

Il s’agit d’être attentif à la logistique du projet (déplacements, alimentation, hébergement, activités) en intégrant aussi parfois une dimension éducative pour l’inscrire dans une démarche globale d’éducation à l’environnement.

Pourquoi voyager durablement ?

Adopter une consommation responsable et éviter les activités nuisibles à la nature permet de voyager tout en protégeant la planète.

-> Comprendre l’impact de nos déplacements, privilégier transports et hébergements écologiques  contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

-> Prendre conscience des impacts du voyage sur le climat permet de poursuivre ses projets et ses déplacements tout en adoptant une démarche responsable pour un avenir durable.

Comment voyager durablement ?

 Être un éco-voyageur va au-delà du simple voyage lui-même.

-> Il s’agit de faire des choix qui minimisent son impact environnemental, de la planification de son itinéraire à la sélection de son hébergement. 

-> Il s’agit aussi d’adopter des habitudes durables pendant son voyage et d’intégrer naturellement ces pratiques dans sa vie quotidienne une fois rentré chez soi.

Pas d’inquiétude, il ne s’agit pas d’atteindre une empreinte carbone nulle ! 

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En route pour le monde – mise en ligne – novembre 2025

Activités sur place

Des pratiques quotidiennes

Être attentif lorsque l’on voyage est un excellent début, mais changer ses habitudes quotidiennes en mobilité peut avoir un impact plus significatif à long terme sur l’environnement. Voici quelques suggestions ! 

  • Des contenants réutilisables pour les produits de soins personnels, comme des bouteilles rechargeables pour le shampoing ou savon.
    Astuce -> les savons et shampoings secs sont plus durables et peu encombrants.
  • Une gourde pour économiser de l’argent et réduire les déchets plastiques.
    A savoir -> L’eau du robinet est potable dans toute l’Union européenne.
  • Un sac réutilisable/tote bag pour refuser les sacs en plastique lors des achats.

    • Opter pour des produits vendus en vrac lorsque c’est possible, en allant dans des marchés locaux par exemple, et choisir des articles avec un emballage minimal.
    • Soutenir les commerces locaux et les marchés fermiers pour courses et souvenirs  : réduit les émissions de transport et favorise les systèmes alimentaires durables.
    • Acheter des articles d’occasions (vêtements, meubles) plutôt que neufs. Cela réduit la demande en nouvelles ressources et favorise une économie circulaire.
    • Trier correctement ses déchets en utilisant les poubelles de recyclage disponibles selon les destinations.
    • Explorer durablement son environnement à pieds, à vélo, en transports en commun : un moyen sain de se déplacer tout en réduisant son empreinte carbone.

    Calculer l’impact environnemental de ses habitudes de consommation à l’aide de cet outil européen -> le calculateur d’empreintes de consommation

    Un programme d'activités

    Partir en mobilité peut donner l’occasion de s’interroger sur son rapport au monde et à la
    consommation. Le programme envisagé permet d’alimenter sa réflexion sur le sujet, d’expérimenter de nouvelles pratiques et de développer des actions. 

    • Intégrer des visites de lieux ayant une activité en lien avec les enjeux écologiques.
    • Rencontrer des collectifs, des associations ou des militant·es : tiers lieux, ressourceries, fermes agroécologiques, ateliers de vélo, repair café, épiceries zéro-déchet/vrac, magasin paysan.

    Réaliser des animations en lien avec des structures ou les habitants d’un lieu :

    • Animations sur la thématique de l’éco-responsabilité pour partager des représentations différentes de l’écologie et/ou pour développer une culture commune.
    • Animations d’ateliers sur une pratique liée aux transitions (cuisine durable, réparation de vélos, atelier numérique éco-responsable, atelier zéro-déchet) pour partager des savoirs et créer du lien avec la population locale.

    -> Pour s’inspirer : voir les ressources pédagogiques, manuels et jeux d’animation dans la partie « programme d’activités » de cet outil :

    Différents types de bénévolat existent :

    • Faire une demande de bénévolat auprès d’une structure locale en lien avec les enjeux écologiques (idées de structures ci-dessus).
    • Du bénévolat en Wwoofing dans des fermes biologiques en échange du gîte et du couvert ->Toutes les infos sur cette page.
    • S’inscrire à un chantier international de bénévoles pour participer à la rénovations d’espaces naturels et du patrimoine bâti -> Toutes les infos sur cette page.
    • Dans le cadre d’un projet construit en commun avec une structure locale : 
      – Vérifier le partage d’une vision commune des approches et des objectifs.
      – Définir ensemble les moyens nécessaires pour imaginer l’orientation écologique globale du projet.

    •  Communiquer sur ses actions dans les médias locaux ou par ces propres canaux de communication pour une meilleure visibilité de son projet.

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    Alimentation

    Contexte

    Manger fait partie des plus grands plaisirs du voyage… mais c’est aussi un acte qui influence fortement l’environnement. Pour allier découverte culinaire et responsabilité écologique, voici ce qu’il faut savoir avant de partir.

    • L’alimentation représente 22 % de l’empreinte carbone de la France, principalement à cause de la production agricole : engrais, pesticides, élevage, énergie.
    • D’autres émissions proviennent des étapes post-production : emballages, transport, transformation, distribution, déplacements des consommateurs et gestion des déchets.
    • Certaines pratiques agricoles ont aussi des impacts environnementaux plus larges : déforestation, perte de biodiversité, pollution de l’eau, assèchement des zones humides.

    800 millions de personnes souffrent de la faim, alors que la production mondiale pourrait suffire à nourrir la population future.

    -> Une alimentation durable dépend donc de facteurs clés : les modes de production, la structure du marché et les choix de consommation.

    Pour viser une consommation plus durable, 3 recommandations :

    • Réduire les produits animaux
    • Augmenter la consommation de produits biologiques, locaux et de saison
    • Limiter le gaspillage alimentaire, qui représente un tiers de la production mondiale.

    Habitudes alimentaires

    Faire évoluer ses pratiques alimentaires durant la mobilité peut-être une occasion de prendre du recul sur ses habitudes et pour découvrir d’autres manières de s’alimenter.

    • Du matériel à emporter :
      – Une gourde pour économiser de l’argent et réduire les déchets plastiques.
      A savoir -> L’eau du robinet est potable dans toute l’Union européenne.
      – Un sac réutilisable/tote bag pour refuser les sacs en plastique lors des achats.

    • Des achats conscients :
      – Opter pour des produits vendus en vrac, en allant dans des marchés locaux par exemple, et choisir des articles avec un emballage minimal.
      – Soutenir les commerces locaux et les marchés fermiers pour courses et souvenirs : réduit les émissions de transport et favorise les systèmes alimentaires durables.

    • Des automatismes à prendre :
      Trier correctement ses déchets en utilisant les poubelles de recyclage disponibles selon les destinations.

    Les impacts de la proportion d’alimentation carnée sur l’environnement sont considérables : émissions de GES, forte consommation en eau, pollution de l’eau, déforestation, pression sur les terres agricoles.

    -> Conseils : Diminuer la part de sa consommation de viande, notamment en prévoyant des repas non ou peu carnés.

    L’alimentation revêt une dimension culturelle et sociale importante, il faut tenir compte du caractère déstabilisant d’un changement d’alimentation et éviter tout jugement de valeur à l’égard des habitudes de chacun·e.

    • Planifier des visites auprès d’acteur·rices de l’alimentation durable (fermes, AMAP, marchés, magasins de producteur·rices,associations, collectivités).
    • Organiser des ateliers cuisine, notamment pour apprendre à réaliser des recettes non carnées ou avec des aliments malconnus. Les ateliers cuisines et repas collectifs permettent aussi des temps de convivialité, de curiosité et de créativité !
    • Animer des temps d’échanges et de réflexion sur le sujet de l’alimentation durable auprès de la population locale -> voir les livres de recette, les brochures et jeux d’animation dans la partie « alimentation » de cet outil :

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